Pour commencer la semaine, une mixtape un peu décousue, issue de plusieurs albums empruntés à l'époque à diverses personnes, essentiellement des gros fumeurs de spliff.

Principalement l'album parfait "White Light / White Heat" du Velvet Underground (1968), que je ne me suis jamais lassé d'écouter

(pendant des années j'ai cru que ma cassette était de mauvaise qualité, avec un son un peu granuleux et saturé, alors que c'est simplement l'enregistrement studio d'origine qui est comme ça...)

Sur la face B, deux extraits de Woodstock, dont le fameux "Soul Sacrifice" de Santana (vous savez, celui qui fait du champagne aujourd'hui)

Batteur prépubère en transe, guitar-hero sous LSD, des bongos, du larsen... Quand même, ça fait tout chose...

Et enfin, "Alertez les bébés", de Higelin (1976), un incroyable chant-piano rageur de 10 minutes

Je ne sais pas pourquoi je n'ai pas gardé le reste de l'album, qui était très bien, notamment La rousse au chocolat

Mais enfin bref, on n'est pas là pour parler musique !
Aujourd'hui, un jeu de chez Ravensburger (oui, encore) édité en 1982 : "Malefiz", appelé aussi "Barricade"

Ahlala j'en ai passé du temps à jouer à ça avec ma grand-mère, des longs dimanches après-midi à la fois confortables, tièdes, et très ennuyeux, rythmés par le coucou somnolent de la pendule suisse...

Il s'agit d'un genre de Petits Chevaux, mais en moins pire, car un peu plus pute : on peut se bloquer mutuellement, se renvoyer à la case départ, il y a un peu de stratégie, quoi.

Le matos est de bonne qualité avec ses pions et ses mignonnes petites tours en bois verni, chaque case du parcours est un, heu un "slot" où viennent s'encastrer les pions, mais l'austérité du design général fout un peu le cafard :

Whou ! C'est chic, c'est sobre, c'est triste.

Au cours des années le jeu est sorti sous diverses formes et avec différents thèmes (genre Disney), mais j'adore particulièrement le graphisme (par un certain Alfons van Heusden ?) de la première édition (1960) :

Le jeu est toujours aussi peu exaltant, mais au moins il y a un pseudo-thème (ici le far-west) qui donne un peu de chair au bidule. Et il semblerait que ce graphisme soit à nouveau celui des éditions les plus récentes, comme quoi dans les années 80 on se marrait pas tous les jours.

Mais évidemment le plus beau plateau de Malefiz qui m'ait été donné de voir, il se trouve dans un lointain et mystérieux village du Tarn...

(cachés derrière on reconnait évidemment Melaka, et son facétieux lutin-malin-magicien Reno !)


Les auteurs de cet incroyable truc, outre Melaka, sont Capucine et Libon !
Quel trio mes aïeux, quel trio !


Okay les règles sont les mêmes, et pourtant, calligraphiées comme ça par Capu, avec le petit détail des clopes, ça a tout de suite l'air beaucoup plus marrant non ??
(et avec quelques verres de Coteaux-du-Quercy dans le buffet j'imagine)