Et voilà, c'est la fin du festival, samedi c'est la débandade, les uns ont leur train à prendre, les autres arrivent à s'incruster dans des voitures qui repartent vers ailleurs.
Les rues sont de nouveau calmes, on croise encore deux ou trois festivaliers hagards, le badge un peu corné au cou, un programme froissé et sur-annoté à la main. Un tumbleweed passe dans une ruelle.
On dit au revoir à ceux avec qui on s'est liés d'amitié au hasard d'une file d'attente, au détour d'un strapontin, ou autour d'une bonne biture près du lac, et on s'échange les adresses emails, en jurant de s'écrire ahahah.
Et on se trouve un peu bête de n'avoir reservé son train que pour le dimanche ; il reste bien quelques séances improbables (un festival d'humour australien, une sélection des diplômes 1986 d'une école ukrainienne, la rétrospective d'un animateur maudit), mais le coeur n'y est plus, les salles sont presque vides...

Ouais, la fête est bien finie.